ROCK'N'ROLL !
Bonjour et bienvenue sur le blog de JACK THE RIPPER
N'ayez pas peur ... ici il y a un peu de tout , musique , rock , art , litterature , cinéma , humour , automobile ...
Vous trouverez aussi ici quelques textes et creations
personnelles ...
Ainsi que ma vie mirobolante , décoiffante et passionante !
Je serais ravi de lire et de répondre à vos commentaires :)
Bonne Visite !

He lived in the sand at the isle of man
The kids would all sing, he would take the wrong key
So they rode on his head on their furry donkey
The kids couldn’t hurt jack
They tried and tried and tried
They dropped things on his back
And lied and lied and lied and lied and lied
But they couldn’t stop jack, or the waters lapping
And they couldn’t prevent jack from feeling happy
But they couldn’t stop jack, or the waters lapping
And they couldn’t prevent jack from feeling happy
The kids couldn’t hurt jack
They tried and tried and tried
They dropped things on his back
And lied and lied and lied and lied and lied
But they couldn’t stop jack, or the waters lapping
And they couldn’t prevent jack from feeling happy
(I saw ya!)
"Ca pose la question du sens par l'experience" (Molly B)
Mauvaise année ...
Au nain haineux qui vocifére sur TF1
Au borgne en fureur dés le matin
Au royaliste fielleux et pas trés malin
Au fan-club du maréchal Petain
Au primate alcoolique americain
Aux gros beaufs et à leurs chérubins
Aux dictateurs et à leurs larbins
Aux hordes putrides des gros crétins
COMETS ON FIRE est un excellent groupe que j'ai decouvert il y a peu. Formé en 1999 , en Californie , ce combo est d'une rare intensité , et leur son est aux antipodes des nouveaux groupes soit disant rock qui pullulent sur MTV.
On a plutot droit ici à un mix de Hawkwind , Stooges , MC5 , bref , du psychédelique melangé à de l'ultra violent. Les guitares tranchantes font parfois penser au genial leader de King Crimson (Robert Fripp) , tandis que les parties vocales hallucinés rappellent parfois les Allemands fous d'Amon Duul II.
C'est donc un groupe à conseiller à tout les amateurs de rock inventif et violent , il devrait plaire à ceux qui aiment les Warlocks , voir méme le Black Rebel Motorcycle Club , mais accrochez vous bien car ici c'est du brut !
Les morceaux sont en général long (de 6 à 10 minutes) et explosent en montées orgiaques de saxo et de grattes , catapultant l'auditeur dans un melange de "2001" et de "Star Wars" sous Speed ! Le groupe a d'ailleurs joué en premiere partie des mythiquissimes Sonic Youth , c'est dire ...
Je recommande en particulier les deux derniers albums , "Blue Cathedral" (2004) , et "Avatar" (2006). Je n'ai pas encore deniché leurs deux premiers albums , intitulés "Comets on fire" (2001) et "Field Recording from the Sun" (2002) , mais à priori , ils ne doivent pas etre franchement chiants !
Bon oui je sais ça fait plus d'un an , en realité , mais j'etais trés occupé , donc ... Je fais juste cette article pour dire que non , i'm not dead héhé ! Je suis plus specialement en phase "bloging" c'est sur ... mais bon je suis malgré tout attaché a ce petit espace ...
Qui a donc un an et des poussieres ... et qui a changé ma vie.
Donc ... Happy birthday mon petit crimso.overblog !
Merci encore a tout les visiteurs :) Je pense mettre quelques nouveaux textes dans un laps de temps pas trop long (enfin bon ça dependra de moultes facteurs lol)
A bientot ! :)
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En bonus de ce article fantabuleux , un p'tit texte des Strokes ,"15 minutes" ...
Un morceau fantastique , et dont les paroles (certes assez obscures lol) collent bien a mes etats d'ames actuels :)
I was all just a dream, Oh no
I wish it was real
All my pets they were there and they smiled
Take a shit - it was fine
Everybody so inviting
They got it in for me I know
It's not that I don't really love you
It's just that I don't really know
The hateful things you think you want to say
Time will turn them into jokes
Yes, it was all just a dream, oh, no
Was it real? I don't know
I hope so
Here we go! Can I play? Can I Watch?
He would like one more night in your life
I saw worlds they don't stop, they're like us.
They go fast like a sun that's been shot.
Everybody at the party
Should't worry if I'm there
Everybody at the party
Should't worry what they wear
Cause today they talk about us
And tomorrow they won't care
This whole life is it a dream? I can't tell
I got up, then I waved, then I fell
I recall, you were there with me
Overjoyed and at peace
First time around
Second took so long
Third time's the charm
Circle of the fourths
Five days to rehearse
Six to make it work
Seven notes in a scale
Eight in some countries
Nine in fancy keys
Ten years we've been friends
Eleven seconds to hell
And of course, twelve major chords.
Des insignifiances
Des fourmis
Heureux malheureux croule sous le chemin sinueux sans issue autre que pourriture
Babylone la pute orgueilleuse sous le ciel ou forniquent les dieux lovecraftiens
Essaie de construire sur un filet de vie atomique virtuel
Dans les murs ils crient vociferent s'agitent
Crevasses decorées pour futures charognes
Ta gueule président ta gueule esclave ta gueule Roi ta gueule babouin
Du silence bientot , un jour
Vouloir ne pas vouloir
Issue : NON
Un bain froid dans le ciel mort
Bonheur des rires acides
Dieu , petit fonctionnaire cruel , crea le vide à son image ...
Tuez tuez tuez les tous... (2x)
Tracer à travers foule
A grands coups de coupe-coupe
Leur éclater la gueule
A coups de riot gun
Tirer dans le tas
A coups de Bazooka
Leur exploser le lard
Sous les chenilles d'un chien
Eclatés jusqu'au coeur
A coups de marteaux-piqueurs
La cervelle en purée
Les membres écartelés
Tuez tuez tuez les tous...
A sauter à pieds joints
Sur les cadavres humains
Pour faire vider les vers
Pour faire craquer les os
Rester à piétiner
La chaire flasque arrachée
Pataugeant dans la gerbe
Des boyaux des vicères
En criant en hurlant
La gueule pissant le sang
Les mâchoires enfoncées
Et les yeux révulsés
Tirer sur ces pourris
Qui pensent comme des nazis
Qui bavent comme des débiles
Derrière des chefs de file
Toute cette foule ordurière
A genoux sous des banières
Rampant sous des drapeaux
Braillant comme des pourceaux
Ils ont voulu ma mort ah ah ah! (2x)
Tuez tuez tuez les tous...
Un petit dessin par votre serviteur , sur le beau blog BACKDRIFTER :
Merci de vos visites , profitez en pour découvrir ce blog trés prometteur ! ;)
When the night has come
And the land is dark
And the moon is the only light we see
No, I won't be afraid
Oh, I won't be afraid
Just as long as you stand
Stand by me, so
* Darling darling stand by me
Oh, stand by me
Oh stand, stand by me, stand by me
If the sky that we look upon
Should tumble and fall
Ot the mountain
Should crumble to the sea
I won't cry, I won't cry
No, I won't shed a tear
Just as long as you stand
Stand by me, and
(Repeat * 2 times)
Whenever you're in trouble
Won't you stand by me, oh stand by me
pour J. with love ...
En effet , je suis tombé amoureux de ce groupe à l'age de 8 ans , et cela fait donc plus de 20 ans que je l'ecoute sans m'en lasser !
Il faut dire que l'histoire et la production discographique de ce groupe est d'une grande richesse , méme si son evolution (passant progressivement d'un style avant gardiste à un musique plus simple , plus commerciale, mais ne reniant pas la qualité) peux derouter ceux qui ne connaissent que le coté "tubes".
A l'origine , GENESIS est issu de la rencontre , au collége anglais de Charterhouse , de PETER GABRIEL (chant), TONY BANKS (clavier), MIKE RUTHERFORD (basse) et ANTHONY PHILIPS (guitare) (on trouve aussi le batteur John Mayhew sur les deux premiers disques , il sera ensuite remplacé par l'excellent Phil Collins).
Cette formation , porté par la voix d'ange de PETER GABRIEL , livre en 1969 un premier album pop frais et sympathique , mais loin d'etre transcendant : "From Genesis To Revelation" sera d'ailleurs un flop commercial retentissant.
La vraie carriere du groupe commence en 1970 , avec l'album "Trespass" :
GENESIS , totalement bouleversé par le radical premier album du groupe le plus aventureux de l'epoque , KING CRIMSON , se jette à corps perdu dans le
rock Progressif. D'ou ces 6 morceaux splendides , originaux , tortueux et
passionants qu'on trouve sur "Trespass".Ici la musique est majestueuse , emphatique , sophistiquée et changeante. Bref , on ne s'ennuie pas un instant , malgré une production assez moyenne. Instant de bravoure de ce disque , le formidable "The Knife" , 10 minutes d'une ferocité inouie , qui tranche avec la
douceur relative du reste du disque.
L'album suivant , "Nursery Crime" , parait en 1971. Il est la suite logique du precedent , accentuant ses qualités et gommant ses defauts par l'arrivée de deux nouveaux (et prodigieux) instrumentistes : PHIL COLLINS à la batterie ,
et STEVE HACKETT à la guitare. La musique se fait plus saissisante , plus
precise , plus mature. Le petit monde de GENESIS se mets en place : ambiances fantastiques ou moyenageuses , petits contes cruels , humour sardonique ... Trois morceaux se detachent ici : "The Musical Box" , piece de 10 minutes au final epoustouflant , "Return of the giant Hogweed" , une histoire etrange de geants et de plantes carnivores , et "The fountain of Salmacis" , inspiré de la mythologie grecque (le mythe d'hermaphrodite).
En 1972 , un pas supplémentaire est franchi avec "Foxtrot". Tout fait mouche sur ce disque , de l'ouverture puissante au mellotron de l'epique "Watcher of the sky" , à l'emblematique suite "Supper's Ready" , LE morceau de Genesis,
fantastique assemblage de plusieurs thémes , longue de 24 minutes.La poesie fantasque et fantastique de GENESIS est alors à son apogée.Un album légendaire.
L'album "Selling England By The Pound" , sorti en 73 , renoue avec un certain
romantisme à l'anglaise , privilegiant la fluidité des mélodies aux incessantes métamorphoses et ruptures de ton , caracterisant les albums précedents.
Cet album contient nombre de classiques du groupe , comme l'epique "Firth of Fifth" , le délicat "The Cinema Show" , ou le premier tube de GENESIS ,
l'amusant "I know what I like". Souvent consideré comme le meilleur album du groupe , "Selling England By The Pound" obtint egalement un grand succés , se classant 3eme des charts britannique. Cet album est egalement interressant pour sa critique subtilement acerbe de l'angleterre (cf. le titre).
Aprés un "Genesis Live" en 73 egalement , sort un autre trés grand album de
GENESIS , qui est d'ailleurs ... double :
1974 est l'année de "The Lamb Lies Down On Broadway".
Resumer ce disque en quelques mots est impossible ... il s'agit d'un concept album , mettant en scene une sorte d'alter ego de PETER GABRIEL , nommé RAEL , sorte de punk errant dans un New York cauchemardesque et surrealiste , confronté à des visions allégoriques dans un labyrhinthe sonore grandiose ... un "voyage" hallucinant , un disque sans équivalent , a part peut étre , le fameux "The Wall" de Pink Floyd ...
Le son est beaucoup plus dur et urbain que sur les précedents : la production,
confié au genial BRIAN ENO , est parfaite et avant gardiste.
Le groupe montera autour de ce disque des concerts-spectacles ou PETER
GABRIEL , completement habité par le personnage de RAEL , pourra demontrer l'etendue de son génie scenique ...
Malheureusement , aprés ce disque et cette tournée triomphale , PETER GABRIEL décide de quitter le groupe (suite à des tensions personnelles et
artistiques). Pour les fans , c'est le drame ...
Et pourtant , en 1976 , GENESIS revient avec "Trick Of The Tail" , sans doute son album le plus equilibré et le plus simple d'accés par rapport aux précédents. Pour succéder à l'archange GABRIEL , aprés avoir auditionné la moitié de l'angleterre , le groupe finit par choisir ... leur propre batteur ,
PHIL COLLINS ! Il s'avera un digne remplacant , tant sa voix est finalement
proche de celle de GABRIEL , méme si il n'en a pas le charisme et les visions
surealistes et poetiques. COLLINS compense par sa chaleur , et son humour.
Musicalement , l'album marque un retour au romantisme anglais de "Selling
England By The Pound" , avec un retour au premier plan du piano et des
instruments acoustiques , loin des climats urbains et froid de "The Lamb Lies
Down On Broadway".Le disque est des plus solide et reussi , de l'energique
"Dance on a volcano" aux merveilles melodiques et atmospheriques que sont
"Ripples" , "Entangled" ou "Mad Man Moon". On trouve méme une excellente
petite chanson plus "pop" , (le morceau titre) et un instrumental absolument jouissif en cloture , le bien nommé "Los Endos".
Bref GENESIS a su negocier en douceur le depart (qu'on aurait pu croire
fatal au groupe) de PETER GABRIEL , et livre un album extrement reussi, tout
en etant plus accesible qu'a l'accoutumé.
Decidement en verve , GENESIS sort en 77 , l'automnal et magnifique
"Wind And Wuthering". Cet album est à la fois proche du precedent , au niveau des ambiances , et different , dans le sens ou il est plus "progressif" ,
c'est a dire plus complexe , plus instrumental et moins immediat que "A Trick
Of The Tail". On peux dire que c'est le dernier GENESIS de la periode
classique du groupe , le dernier a etre vraiment du rock progressif.
C'est une reussite , mais aussi , la fin d'une epoque ... ce que montre bien
l'excellent double album live "Seconds Out" , paru egalement en 77 (l'année
de ma naissance ... la vache , ca me rajeunit pas tout ça lol)
En 78 , tout le mouvement Rock Progressif , durement ebranlé par la
lame de fond Punk , pietine quelque peu. De plus , STEVE HACKETT quitte
à son tour le groupe. D'ou le nom de l'album paru cette année : "And Then
They Were Three...". Reduit a un trio , GENESIS livre un album inégal , globalement plus pop et commercial que d'ordinaire. On y trouve de bons
morceaux , certes , quelques mélodies sublimes , mais dans l'ensemble ,
ce disque est un peu une deception pour les fans. J'avoue pourtant bien
l'aimer , mais je vous deconseille de commencer par celui-ci , si vous ne
connaissez pas GENESIS ... A noter , le premier tube international du groupe,
"Follow You , Follow Me".
Le niveau remonte en 1980 avec "Duke". Plus ambitieux et conceptuel que
son predecesseur , "Duke" présente un GENESIS en forme , mais par contre,
l'ambiance du disque est des plus noir et des plus tristes , l'album mettant en
scene le desespoir amoureux touchant à l'epoque COLLINS (alors depressif
et en plein divorce). Meme si le trés punchy "Behind The Lines" et surtout ,
le tube "Turn It On Again" , malgré leurs paroles cyniques , sont plutot entrainants. Au niveau du son , on retrouve quelque peu les ambiances
de "The Lamb Lies Down On Broadway" , méme si ce disque est moins
cerebral et plus "realiste". Dans l'ensemble , donc , "Duke" est un bon cru,
qui s'acheve par un formidable instrumental de plus de 10 minutes !
Nouvel déception en 1981 avec "Abacab"... un album qui contient trois morceaux vraiment originaux , efficaces et envoutants : l'energique morceau
titre , le mysterieux "Me and Sarah Jane"' , et l'epique "Dodo-Lurker".
GENESIS , dans ces trois morceaux , retrouve , avec des sons resolument
modernes et contemporains , la creativité des grandes années progressives.
Malheureusement , le reste de l'album est beaucoup plus faible , on peux méme presque parler de remplissage , a part pour l'efficace "Keep It Dark".
Un disque mi-figue mi-raisin ...
Aprés un nouveau double live "Three Sides Live" (excellent) , en 1982 , GENESIS entame la troisieme partie de sa carriere , aprés la transition de
la periode 78-81 : le groupe se tourne resolument vers une musique simplifiée, plus "americaine" , plus commerciale.
Cela signifit-il que le groupe s'est renié , fait de la soupe ? Que nenni mon
brave ! Les trois disques de cette periode ("Genesis" , en 83 , suivi de
"Invisible Touch" en 86 , et de "We can't Dance" en 92) regorgent de tubes
efficaces , aux refrains imparables , bien joués et bien produits , souvent plein
d'humour , ou touchant au contraire a des problémes de société.
D'autre part , chacun de ces albums contient au moins une piece plus longue et plus complexe rappellant les grandes heures des seventies.
Bref , le groupe se renouvelle brillamment , et sans vraiment se renier.
On peux citer quelques excellents titres de cette epoque : "Mama" , "Land Of
Confusion" , "That's All" , "Jesus He knows Me" (qui tourne en ridicule les
télévangelistes americains" , ou encore l'ultracélébre "I Can't Dance" (qui
ironise gentiment , à sa façon , sur le mouvement Grunge).
La fin de l'histoire est plus triste ... PHIL COLLINS tire a son tour sa révérence , il est remplacé par un mec sans grand interet (je ne me souvient méme plus de son nom !! lol) , pour l'album "Calling All Stations" que je ne posséde pas et que je ne permettrais donc pas de juger, mais qui n'est géneralement pas
considéré comme essentiel , méme si quelques morceaux valent le detour ,
grace au talent intact de TONY BANKS et MIKE RUTHERFORD.
En conclusion , GENESIS est pratiquement le seul grand groupe de rock
progressif ayant su evoluer vers une musique plus "radiophonique" sans pour
autant devenir merdique. Un groupe qui fait a la fois le bonheur des mélomanes avertis les plus exigeants , et capable de pondre des tubes populaires inoubliables et connus de tous , ca ne court pas vraiment les rues !
Si vous aimez ce groupe , je serais ravi de lire vos reactions a cet article , ou
bien vos récits de concerts (je n'ai malheureusement jamais eu la chance de
les voir en live ...)
J'ai moins le temps pour ça , malheureusement ... mais c'est pas un arret definitif je pense ... je compte bien faire de nouveaux articles quand je pourrais , a mon rythme ...
Et bien que ce soit pas tout a fait le genre de la maison (enfin euh) , je tiens à remercier mes visiteurs de passage ou plus regulier ! Ce blog a eu a un moment son petit succés , et méme si je n'ai pas des tonnes de commentaires , ils sont le plus souvent trés sympas , comme leur auteurs ;)
Voila voila !
Pour completer cet article , j'invite mes visiteurs "frustrés" par ce manque de nouveautées a visiter mes liens qu'ils ne connaitraient pas encore ! Special dédicace a mes trois blogs préférés : celui de Systool (excellent blog sur la musique , Rock en particulier) , celui de Bagheera (un blog passionnant , traitant de sujets variés mais toujours présentés de façon personnel et agreable , de quoi lire et réfléchir) et celui de Molly (un blog "journale intime" , superbes textes et peintures)
Mais les autres liens ne sont pas mal non plus , allez les visiter :)
A bientot donc amis lecteurs ! Bonne fétes de fin d'année ... Keep On Rockin' ;)
Cioran ( 8 avril 1911 - 21 juin 1995 )
Cioran est peut-être notre dernier écrivain légendaire. Grâce à son refus des projecteurs et à son indifférence aux honneurs, il a conservé une part de mystère - d'autant qu'il ne s'est jamais donné la peine de corriger les erreurs qui courent à son propos. Ainsi, les dictionnaires sont unanimes à le prénommer Emil Michel. La réalité est tout autre: comme Emil lui paraissait ridicule pour des oreilles françaises, il a adopté les initiales E.M., autrement dit les deux premières lettres de son prénom, en songeant au romancier anglais E.M. Forster.
Emil Cioran, donc, est né en 1911 à Rasinari, village de Transylvanie, alors sous domination austro-hongroise. Son enfance est enchantée: il galope dans les collines en toute liberté et écoute les bergers dont les histoires proviennent de la nuit des temps. En 1921, ce bonheur prend fin brutalement. Son père, un prêtre orthodoxe, le conduit au lycée de Sibiu, la grande ville voisine où se côtoient Roumains, Hongrois et Allemands. Sept ans plus tard, il part étudier la philosophie à Bucarest. La rupture qui va déterminer toute son existence date de cette époque: le sommeil le fuit. Tenté un moment par le suicide, il préfère suivre le conseil de Nietzsche et transformer ses insomnies en un formidable moyen de connaissance: «On apprend plus dans une nuit blanche que dans une année de sommeil.» Etudiant brillant, il écrit son premier livre, Sur les cimes du désespoir, à l'âge de vingt-deux ans. Beaucoup le considèrent comme un des espoirs de la jeune littérature roumaine, aux côtés d'Eugène Ionesco ou du déjà illustre Mircea Eliade.
Après un séjour à Berlin, le voici professeur de philosophie au lycée de Brasov durant l'année scolaire 1936-1937. Expérience mouvementée, si l'on en juge par son surnom dans l'établissement: «le Dément». A l'en croire, le directeur «se saoule la gueule» le jour de son départ! Mais il doit laisser un sacré souvenir à ses élèves, car certains viendront encore lui rendre visite au bout de plusieurs décennies. C'est en tout cas une expérience unique: il n'exercera plus jamais la moindre activité professionnelle.
En 1937, une bourse de l'Institut français de Bucarest lui permet d'aller préparer sa thèse à Paris. Non seulement il n'en écrit pas le premier mot, mais il est même incapable d'imaginer un titre... Les années suivantes sont consacrées à d'immenses lectures, à des randonnées à vélo dans les provinces françaises, à la poursuite de son œuvre en roumain. Cioran vit comme il l'entend: pauvrement, mais sans contraintes, libre de déambuler des nuits entières dans les rues et d'approfondir ses obsessions. Pourtant, il se rend compte qu'il s'est engagé dans une impasse. Il vaudrait mieux, prétend-il, être un auteur d'opérettes que d'avoir écrit six livres dans une langue que personne ne comprend!
Selon son propre témoignage, il aurait décidé d'adopter le français alors qu'il traduisait Mallarmé en roumain. D'autres épisodes ont sans doute joué un rôle important, en particulier un cours au Collège de France durant lequel un mathématicien étranger effectue une démonstration au tableau noir sans avoir besoin d'ouvrir la bouche. Cette mue linguistique est aussi capitale que l'abandon du russe par Nabokov au profit de l'anglais. Désormais, le français - et qui plus est, le français du XVIIIe siècle - va lui servir de «camisole de force»; la langue de Chamfort va corseter le lyrisme balkanique d'un désespéré qui ne jure que par Thérèse d'Avila et Dostoïevski. De là vient ce ton unique: cette invraisemblable synthèse entre la fièvre et la sagesse, entre le délire mystique et l'ironie des moralistes classiques.
En 1947, Gallimard accepte la première mouture du Précis de décomposition. Cioran retravaille son manuscrit, qui est publié deux ans plus tard. Les critiques sont excellentes, mais le public ne suit pas. Et cette situation va se prolonger pendant près de trente ans. Il faut dire que Cioran est aux antipodes de Jean-Paul Sartre, qui fait alors la pluie et le beau temps, et qu'il éprouve une haine inexpiable envers le communisme. Les nouveaux maîtres roumains ont emprisonné son frère et certains de ses amis, et ses livres sont interdits de l'autre côté du rideau de fer. Cependant, plusieurs éléments lui donnent la force de surmonter les humiliations, les échecs, les volumes pilonnés. Ses amis, d'abord, qui se nomment Ionesco, Eliade, Beckett, Michaux ou Gabriel Marcel. Ses lecteurs, ensuite, très rares mais généralement fanatiques: «Les gens qui s'intéressent à moi ont forcément quelque chose de fêlé...»
Et puis, peu à peu, le couvercle se soulève. En 1965, François Erval publie le Précis de décomposition en édition de poche. Une nouvelle génération découvre Les syllogismes de l'amertume et La tentation d'exister. Des traductions paraissent en Allemagne, aux Etats-Unis, en Espagne; les articles se multiplient; les chiffres de vente décollent enfin du plancher.
Obscur ou fameux, Cioran demeure tel qu'en lui-même. Il continue à fuir les médias et à décliner les prix littéraires. Il brode inlassablement, dans un style d'une élégance glaciale, sur les thèmes qui le hantent depuis l'adolescence: le vertige du temps, la mort, «l'inconvénient d'être né», le mysticisme chrétien, l'essoufflement de la civilisation occidentale, Bouddha, Shakespeare, Bach. Sans doute considère-t-il cette célébrité tardive comme un malentendu; lorsqu'il plaint Borges, c'est à lui-même qu'il songe: «La consécration est la pire des punitions (...) A partir du moment où tout le monde le cite, on ne peut plus le citer, ou, si on le fait, on a l'impression de venir grossir la masse de ses ''admirateurs", de ses ennemis.»
Aveux et anathèmes est publié en 1987. C'est son dernier livre. Si les bruits qui courent en avril 1988 sur une éventuelle tentative de suicide sont infondés, en revanche, il est exact qu'il renonce définitivement à écrire. Atteint par une maladie grave, Cioran vit aujourd'hui dans un hôpital parisien. Cinquante-huit ans après avoir quitté la Roumanie pour jeter l'ancre au Quartier latin, il a toujours le statut d'apatride.
Ce que je sais à soixante, je le savais aussi bien à vingt. Quarante ans d'un long, d'un superflu travail de vérification...
(De l'inconvénient d'être né)
Ma vision de l'avenir est si précise que, si j'avais des enfants, je les étranglerais sur l'heure.
(De l'inconvénient d'être né)
Cioran
( L'article ci dessus est de Didier Sénécal et date de 1995 , peu de temps avant la mort de Cioran )
L'œuvre française de Cioran, publiée dans sa quasi-totalité chez Gallimard, est aussi disponible dans les collections de poche Folio-Essais, Tel ou Arcades.
Précis de décomposition (1949)
Syllogismes de l'amertume (1952)
La tentation d'exister (1956)
Histoire et utopie (1960)
La chute dans le temps (1964)
Le mauvais démiurge (1969)
De l'inconvénient d'être né (1973)
Écartèlement (1979)
Exercices d'admiration (1986)
Aveux et anathèmes (1987)
Les premiers livres de Cioran ont été récemment traduits du roumain:
Sur les cimes du désespoir, 1934 (Le Livre de Poche)
Le livre des leurres, 1936 (Arcades/Gallimard)
Des larmes et des saints, 1937 (Le Livre de Poche)
Le crépuscule des pensées, 1940 (Le Livre de Poche)
Bréviaire des vaincus, inédit jusqu'en 1993 (Arcades/Gallimard)
source de cet article >>> www cioran.com
