ROCK'N'ROLL !

Bonjour et bienvenue sur le blog de JACK THE RIPPER
N'ayez pas peur ... ici il y a un peu de tout , musique , rock ,  art  ,
litterature , cinéma , humour , automobile ...


Vous trouverez aussi ici quelques textes et creations
personnelles ...
Ainsi que ma vie mirobolante , décoiffante et passionante ! 

Je serais ravi de lire et de répondre à vos commentaires :)
Bonne Visite  ! 



Happy jack wasn’t old, but he was a man
He lived in the sand at the isle of man
The kids would all sing, he would take the wrong key
So they rode on his head on their furry donkey

The kids couldn’t hurt jack
They tried and tried and tried
They dropped things on his back
And lied and lied and lied and lied and lied

But they couldn’t stop jack, or the waters lapping
And they couldn’t prevent jack from feeling happy

But they couldn’t stop jack, or the waters lapping
And they couldn’t prevent jack from feeling happy

The kids couldn’t hurt jack
They tried and tried and tried
They dropped things on his back
And lied and lied and lied and lied and lied

But they couldn’t stop jack, or the waters lapping
And they couldn’t prevent jack from feeling happy

(I saw ya!) 
(The Who - "Happy Jack")


"Ca pose la question du sens par l'experience" (Molly B)



Jeudi 27 octobre 2005




















Jeudi 27 octobre 2005


I Just Don't Know What To Do With Myself


I just don't know what to do with myself
I don't know what to do with myself
planning everything for two
doing everything with you
and now that we're through
I just don't know what to do

I just don't know what to do with myself
I don't know what to do with myself
movies only make me sad
parties make me feel as bad
cause I'm not with you
I just don't know what to do

like a summer rose
needs the sun and rain
I need your sweet love
to beat love away

well I don't know what to do with myself
just don't know what to do with myself
planning everything for two
doing everything with you
and now that we're through
I just don't know what to do

like a summer rose
needs the sun and rain
I need your sweet love
to beat love away

I just don't know what to do with myself
just don't know what to do with myself
just don't know what to do with myself
I don't know what to do with myself


par Jack The Ripper publié dans : Paroles de chansons
Mercredi 26 octobre 2005



















Mercredi 26 octobre 2005






Alors Pigalle s'imitait elle-même

Dans la fraîcheur d'un soir de retour

En plantant ses griffes molles comme par habitude et tout glisse

Au Noctambules un Picon-bière, le même que dans la France entière

Sauf les chansons qui viendront plus tard faire la quête au comptoir

Et pour dix balles te raconter l'histoire de Paris-survie

Le coeur du monde accroché à son ruisseau comme un chien à son

maître

Tu sais j'ai eu si froid, j'ai eu trop froid

je rentre me coucher et l'orchestre reprend comme des petits chiens à

l'arrière des voitures

Avec un ressort sans fin qui te fixent d'un oeil vitreux

Ils ne savent plus quelle chanson ils jouent

C'est la ballade d'un marinier prisonnier d'un voyage sans but

Dans tous les ports vides de femmes à user sa haine au zinc

Tu sais j'ai eu si froid j'ai eu trop froid

Je me réveille sur Tati t'es déjà loin

Mais j'ai chaud, j'ai chaud

Tu sais quand on revient à Paris on se dit hey Paris c'est quoi, c'est
quoi
C'est des gens une histoire ou seulement des murs et des trottoirs
Un soir de retour ça pue toujours un peu la mort
Un soir de retour on est toujours en manque d'amour en manque d'amour
En manque d'amour
En manque d'amour


( Mano Solo - Soir de retour )


Je me sens si seul ce soir
Tu es la pourtant dans mon lit, dans ma nuit
Je f'rais mieux d'me coucher contre ton corps
Au lieu d'rester la a fumer encore et encore
Mais tu sais, pour moi
Y a des choses simples qui n'le sont pas...
Et c'est toujours quand tu dors
Que j'ai envie de te parler
C'est toujours quand tu dors
Que moi j'dors pas
Comme un lamentin qui s'lamente
Dans les eaux troubles du manque
J'ai la mort aux trousses qui me fout les foies
Qui me hante, qui me tente
Qui me vante son antre
Et combattant immobile
J'écoute bouillir mon sang, ma bile
Et battre a mes tempes
Le décompte du temps
Et c'est toujours quand tu dors
Que j'ai envie de te parler
C'est toujours quand tu dors
Que j'veux pas crever...
Et la nuit s'éternise
Et moi j'penche comme la tour de Pise
Fatigué sur un dernier dessin
Encore un qui raconte que j'me sens pas bien
Alors j'ai sommeil, mais j'veux pas dormir
Alors je veille, je sais qu'un jour tu vas partir...
Parceque c'est toujours quand tu dors
Que j'ai envie de te parler
C'est toujours quand tu dors
Que moi j'dors pas
Et le bleu du p'tit matin me délivre enfin
Et je fume mon dernier joint
Et c'est déja demain...

( Mano Solo - Toujours quand tu dors )




Je t'en prie fais moi confiance
Encore cinq secondes, encore une heure
Même si je merde en permanence
Ca ira peut-être mieux ailleurs
Car je serai en permanence
Ton angélique enfant de choeur
La coupe aux lèvres de préférence
Le poitrail nu, tire en plein coeur
Regarde moi sans défiance
Sans coup de sonde, sans froideur
Oh ma belle innocence
Qui avance à coup de cutter
Même si c'est la crise en permanence
Et que nous sommes complètement chômeurs
On trouvera la solution je pense
Allez avance, n'aie pas peur
C'est au fond de tes yeux
C'est au fond de tes yeux
Regarde un peu la France
C'est magnifique non toute cette torpeur
Tous ces anciens de l'adolescence
Immobiles devant Pasqua l'horreur
C'est au fond de tes yeux
C'est au fond de tes yeux
Que je foutrais le feu
Que je foutrais le feu
Et l'on aura si chaud tous les deux
Qu'on dira merde au bon Dieu
On dira merde au bon Dieu
Et surtout à Jean Paul II
Et surtout à Jean Paul II

( Miossec - Regarde un peu la france )



Quand j'étais petit, j'étais un Jedi,
Tellement nerveux, que lorsqu'il pleuvait,
Souvent je m'électrocutais.

Et j'ai rencontré une fille en forme de fée,
Tellement nerveuse, que lorsqu'elle griffait,
Mon dos ma peau se transformait,
En pyrogravure.

When I was a child, I was a Jedi,
When I was a child, I was a Jedi,
When I was a child, I was a Jedi.

On s'électrocutaient souvent, que lorsqu'on s'embrassait
Un peu trop longtemps et encore aujourd'hui et maintenant.

Quand j'étais petit, j'étais un Jedi,
Quand j'étais petit, j'étais un Jedi,
Tellement nerveux, que lorsqu'il pleuvait,
Souvent je m'électrocutais.

Et j'ai rencontré une fille en forme de fée,
Tellement nerveuse, que lorsqu'elle griffait,
Mon dos ma peau se transformait,
En pyrogravure.

When I was a child, I was a Jedi,
When I was a child, I was a Jedi,
When I was a child, I was a Jedi,
When I was a child, I was a Jedi,
When I was a child, I was a Jedi,

( Dyonisos - Song For Jedi )



You're kinda small
And you're such a doll
I'm glad you're mine
You're so good to me
How come you are

You take my hand
And you understand
When I get in a bad mood
You're so good to me
And I love it, love it

You're my baby
Oh yeah
Don't mean maybe
Oh yeah

I know your eyes
Are not on the guys
When we're apart
You're so true to me
How come you are

And every night
You hold me so tight
When I kiss you goodbye
You're so good to me
And I love it, love it

You're my baby
Oh yeah
Don't mean maybe
Oh yeah

You're my baby
Oh yeah
Don't mean maybe
Oh yeah

You're my baby
Oh yeah
Don't mean maybe
Oh yeah

You're my baby

( Beach Boys - You're so good to me )



C'est que des chansons faut pas psychoter dessus ... gros bisous princesse ;)





par Jack The Ripper publié dans : Journal d'un glandeur
Mardi 25 octobre 2005

J
eunesse éclatante , renouveau
Ubu roi se meurt  ,  bon debarras
La vie , la séve , le sens , le beau
Ideal , te suivre , te guider pas à pas
Elévation vers les nuages du réve
Joies infinies et sans cesse renouvelées
Emotions si pures , bouillonnement de séve
Tendresse , secrets , espoirs partagés
Amour tant attendu , cadeau du ciel
Ignorer les bourbiers , les cassandres
Manger ton corps de baiser,  boire ton miel
Et tout doucement souffler sur les cendres
Revenir dans les doux paturages de l'enfance
Alunir entre tes collines sublimement parfaites
Ile secrete de ton corps , cathedrale en transe
S'aimer comme on fait la plus belle des fetes
Pour jouir innocement au milieu des bombes
Origine et destin du tout , voila ce que tu es
Univers recolorié ,  ou j'enterrerais ma tombe
Ravi de découvir enfin ton dessin parfait
Tes levres , tes yeux , ta voie , ton corps , ton ame
O princesse belle et sombre , succube amoureuse
Unique tu sera , femme entre toute les femmes
Julie je n'ai d'autres réves que de te rendre heureuse
Or de l'azur , toile de maitre , venus crepusculaire
Un seul horizon pour nous , tendre vers l'eternité
Réver sans cesse , se remplir de nos lumieres
Sache que je n'ai pas d'autre but que t'aimer ...


Ce texte est pour toi mon amour :)



Lundi 24 octobre 2005





















Lundi 24 octobre 2005


Here I am again in this mean old town

And you’re so far away from me
And where are you when the sun goes down
You’re so far away from me

So far away from me
So far I just can’t see
So far away from me
You’re so far away from me

I’m tired of being in love and being all alone
When you’re so far away from me
I’m tired of making out on the telephone
And you’re so far away from me

So far away from me
So far I just can’t see
So far away from me
You’re so far away from me

I get so tired when I have to explain
When you’re so far away from me
See you been in the sun and I’ve been in the rain
And you’re so far away from me

So far away from me
So far I just can’t see
So far away from me
You’re so far away from me

(Dire Straits - So Far Away)



Ce soir j'attends Madeleine
J'ai apporté du lilas
J'en apporte toutes les semaines
Madeleine elle aime bien ça
Ce soir j'attends Madeleine
On prendra le tram trente-trois
Pour manger des frites chez Eugène
Madeleine elle aime tant ça
Madeleine c'est mon Noël
C'est mon Amérique à moi
Même qu'elle est trop bien pour moi
Comme dit son cousin Joël
Ce soir j'attends Madeleine
On ira au cinéma
Je lui dirai des "je t'aime"
Madeleine elle aime tant ça

Elle est tellement jolie
Elle est tellement tout ça
Elle est toute ma vie
Madeleine que j'attends là

Ce soir j'attends Madeleine
Mais il pleut sur mes lilas
Il pleut comme toutes les semaines
Et Madeleine n'arrive pas
Ce soir j'attends Madeleine
C'est trop tard pour le tram trente-trois
Trop tard pour les frites d'Eugène
Et Madeleine n'arrive pas
Madeleine c'est mon horizon
C'est mon Amérique à moi
Même qu'elle est trop bien pour moi
Comme dit son cousin Gaston
Mais ce soir j'attends Madeleine
Il me reste le cinéma
Je lui dirai des "je t'aime"
Madeleine elle aime tant ça

Elle est tellement jolie
Elle est tellement tout ça
Elle est toute ma vie
Madeleine qui n'arrive pas

Ce soir j'attendais Madeleine
Mais j'ai jeté mes lilas
Je les ai jetés comme toutes les semaines
Madeleine ne viendra pas
Ce soir j'attendais Madeleine
C'est fichu pour le cinéma
Je reste avec mes "je t'aime"
Madeleine ne viendra pas
Madeleine c'est mon espoir
C'est mon Amérique à moi
Sûr qu'elle est trop bien pour moi
Comme dit son cousin Gaspard
Ce soir j'attendais Madeleine
Tiens le dernier tram s'en va
On doit fermer chez Eugène
Madeleine ne viendra pas

Elle est tellement jolie
Elle est tellement tout ça
Elle est toute ma vie
Madeleine qui ne viendra pas

Demain j'attendrai Madeleine
Je rapporterai du lilas
J'en rapporterai toute la semaine
Madeleine elle aimera ça
Demain j'attendrai Madeleine
On prendra le tram trente-trois
Pour manger des frites chez Eugène
Madeleine elle aimera ça
Madeleine c'est mon espoir
C'est mon Amérique à moi
Tant pis si elle est trop bien pour moi
Comme dit son cousin Gaspard
Demain j'attendrai Madeleine
On ira au cinéma
Je lui dirai des "je t'aime"
Madeleine elle aimera ça

(Jacques Brel - Madeleine)



Le tango lent de ton sang dans mes veines
J'entends battre ta vie plus que la mienne
Quand la nuit rapproche ceux qui sont loin
Un matin prend ma place et je m'éteinds

Nulle envies nulle pensée pour personne
L'absence à tous prix que l'on me pardonne
Quand on n'est même plus la moitié d'un
Comme un billet déchiré ne vaux rien
Les saisons ne sont plus que de passage
Les couleurs ont déserté mes images
Je reverais tout quand tu sera là
Je repeindrais tout quand tu reviendras
Je reverais tout quand tu sera là
Je repeindrais tout quand tu reviendras

(JJ Goldman - L'absence)



Je fais mon footing au milieu des algues et des coraux
Et je fais mes pompes sur les restes d'un vieux cargo
Je dis bonjour, faut bien que je me mouille

C'est ma dernière surprise partie je m'écrase le nez au hublot
J'ai mon contrat de confiance l'encéphalo qui faut
J'ai du bol, J'en vois qui rigolent.

REFRAIN:
Oh Gaby, Gaby
Tu devrais pas me laisser la nuit
Je peux pas dormir je fais que des conneries
Oh Gaby, Gaby
Tu veux que je te chante la mer
Le long, le long, le long des golfes
Pas très clairs.

En regardant les résultats de son check-up
Un requin qui fumait plus a rallumé son clop
Ça fait frémir, faut savoir dire stop
Tu sais, tu sais c'est comme ce type qui voudrait que je me soigne
Et qu'abandonne son cleps au mois d'août en Espagne
Je sens comme un vide, remets moi Johnny Kidd

REFRAIN

Gaby, je t'ai déjà dit que t'es bien plus belle que Mauricette
Qu'est belle comme un pétard qu'attend plus qu'une allumette
Ça fait craquer, au feu les pompiers
Aujourd'hui c'est vendredi et je voudrais bien qu'on m'aime
Je sens que je vais finir chez Wanda et ses sirènes, et ses sirènes

REFRAIN

Alors à quoi ça sert la frite si t'as pas les moules
Ça sert à quoi le cochonnet si t'as pas les boules.

(Bashung - Gaby)




par Jack The Ripper publié dans : Journal d'un glandeur
Lundi 24 octobre 2005
Je vous parlerais aujourd'hui de mon groupe preferé : KING CRIMSON , que j'avais déja evoqué moulte fois ici déja ...

KING CRIMSON est un groupe de Rock Progressif anglais , formé en 1969 et
toujours en activité de nos jours (!)

Bien qu'il soit souvent consideré comme l'inventeur "officiel" du Rock Progressif (avec Pink Floyd) , KING CRIMSON a toujours su se demarquer et aller plus loin que les groupes qui l'ont suivi , y compris les formidables Genesis et autre Yes.
En fait , il est aussi important , precurseur , et intense que PINK FLOYD , de l'avis des gens ecoutant ces deux groupes mythiques ...

En revanche , la carriere plus chaotique (nombreux changements de personnel ,
intransigeance musical, changements de style radicaux) de KING CRIMSON
explique peut-etre qu'il soit moins "populaire" que nos chers Flamands Roses, peut-etre un peu plus roublards ... ( "Money !" ;) lol)

Bon alors c'est quoi King Crimson ? La question a un milliard de roubles lol
Du rock , du jazz , du heavy metal , de la musique classique , de la fusion ... un peu de tout ça , simultanement parfois , ou par vague ...

Mais c'est avant tout un esprit , une vision , vehiculée en grande partie par la geniale ame damnée du groupe , le guitariste Robert Fripp. Ce maestro a lunette n'a l'air de rien comme ca mais il sait dechainer les feux de l'enfer comme bien peu de gratteux ... ce messieur , qui a joué avec les plus grands (David Bowie, Peter Gabriel , la liste est longue ...) a reelement un son unique, et dans son cas , ce n'est pas un cliché facile de fan transi ...

Bon revenons à Crimson. 1969 : Robert Fripp veut , a travers la rencontre de Bartok et d'Hendrix , percuter dans les dents le psychedelisme mou de l'epoque , exprimer dans un langage resolument neuf la colére , la rage , la frustration et l'absurde... Vaste programme. Resultat : "In The Court Of The Crimson King", premier album atomique , crepusculaire , beau , furieux , poetique , fou.

Succés immediat , tournée mondiale , impros furibondes dans tous les clubs , et en premiere partie des Stones à Hyde Park , concert gratuit devant 750 000 personnes ... Sur ce disque , on note en particulier deux titres phares :
"21 first century schizoid man", enorme coup de boule melant psychédelique
, free jazz et hard rock ... La virtuosité siderante des musiciens sert un texte visionnaire , deseperant de noirceur ... 7 minutes d'une intensité phénomenale ...

Ce morceau a d'ailleurs été repris sur le dernier album live de Noir Desir , il est rare que des punks rockers exhument des vieux morceaux de prog rock , c'est dire ... (enfin , Noir Desir a bon gout , on le sait aussi lol)

L'autre joyaux du disque est le morceau titre , 9 minutes de lyrisme qui pose la plupart des bases du rock progressif ... Il a pourtant trés bien resisté au temps, contrairement aux detracteurs du rock progressif , qui agonisent dans leur flaque de vomi lol

Passons plus vite sur le deuxieme album , un peu moins reussi car trop proche du premier. "In the wake of Poseidon" , realisé en 70 , n'en reste pas moins un excellent disque.

Premier changement quasi total de line up aprés ce disque ...
Le troisieme Crimson sort egalement en 1970. "Lizard" est un album un peu a
part dans la discographie du groupe. C'est probablement le plus "progressif" de
tous , mais il incorpore aussi enormement d'element jazz , free jazz et musique classique. Trés beau , trés riche , il est neammoins moins accesible que ses predecesseurs. Il contient le magnifique "Cirkus" et surtout le morceau titre ,
piece epique de plus de 25 minutes , qui influencera , entre autre , le fameux
"Supper's Ready" de Genesis (1972).

De nouveau , Fripp change quasiment tout le personnel pour le quatrieme album , le mysterieux "Island" ... Encore plus beau que le precedent , il allie la subtilité de "Lizard" a la force poetique du premier album ... Difficile de decortiquer ce disque , il faut le vivre ... c'est une planerie sans pareil :)

Le dernier morceau commence par une belle balade au piano et se poursuit dans une sublime montée d'une grande emotion , dominé par le genial saxophoniste Mel Collins.Le reste est varié mais coherent et superbe.

Nous voici en 73. L'epuisement des tournés vient a bout du groupe et Fripp, une fois de plus embauche de nouveaux partenaires pour inventer les nouvelles aventures du Roi Crimson...

Arrivent donc John Wetton , chanteur et bassiste des plus remarquables , et le
prodigieux batteur Bill Bruford , ainsi que le violoniste David Cross ...

Cette version de Crimson , la preferée de nombreux fans (dont moi) , ne va
tourner et enregistrer que pendant deux ans (73 et 74) , mais chacun de ses concerts sera une aventure musicale passionnante , et ce Crimson va publier en peu de temps trois albums boulversant , une trilogie d'acier d'une coherence absolue , les tables de la loi du metal progressif : " Lark's Tongue In Aspic" en 73, "Starless And Bible Black" en 74 et le definitif "Red" en 1974.

Sur scéne donc , ce sont des improvisations torrides qui dechirent la nuit. Violon , claviers "mellotrons" , basse en rut , guitare serpentine et assasine , batterie totalement creative ... Des paysages sonores hallucinants , au carrefour du jazz , du métal , de l'enfer et du paradis ... des courses entre des architectures d'acier, entre brasier et fosses aux serpents ... Sur disque , les morceaux plus "ecrits" ne sont pas mal non plus ... symphonies rouillées debouchant sur des rails de fer ou des trains demoniaques s'envolent vers l'oeil du cyclone ... Fracas , calme avant la tempéte , traversées de zones desertiques et froides , puis explosions orchestrales , violons mimant des danses macabres ...

J'ecoute ces disques depuis des années sans me lasser ... Parmi les morceaux clés de cette periode , on retient la symphonie guerriere "Fracture" , le titanesque "Starless" (LE morceau de Crimson) , ou encore le lancinant et
fascinant instrumental "Red".Mais de toute façon il n'y a vraiment rien a jeter
sur ces trois albums indispensables.

Bon comme vous pouvez vous en doutez maintenant , Fripp va encore jouer son chieur et dissoudre le groupe. Mais pour de bon cette fois ci ! Le motif : Crimson commencait a avoir vraiment du succés , et Mister Fripp tient à sa liberté artistique n'est ce pas (il a bien raison lol)... De plus , ce visionnaire avait prévu la fin du temps des "dinosaures du rock" et l'arrivée "salvatrice" du punk (une musique que j'adore egalement , soit dit au passage ... mais pour d'autres raisons que le prog lol)

Et donc l'ami Fripp va trainer son manche pendant quelques années , jouer avec tout ses potes , et méme ses presque pas potes , et d'autres qu'auraient bien voulu etre ses potes lol Il joue par exemple avec les Talking Heads , c'est lui egalement qui apprends à jouer a Andy Summers de Police ... il produit , fait des albums solo pas degueux , collabore avec Brian Eno ...(a noter , en 73 , le sublime "No pussyfooting" avec Eno , disque mythique , fondateur de l'ambient , qui meriterait une chronique un de ces jours).

Mais le vieux fantome de Crimson vient le hanter ... et c'est reparti pour un tour , avec le bon vieux Bill Bruford aux baguettes , l'excellent Tony Levin  à la basse, et
l'etonnant guitariste chanteur Adrian Belew , un type aussi doué que Fripp pour tirer des sons etranges de son instrument ...

De nouveau cette formation va donner naissance a une trilogie : "Discipline" en 81 , "Beat" en 82 et "Three Of A Perfect Pair" en 84...

Mais les fans de la premiere heure sont depités ... Le nouveau son Crimson est assez eloigné de celui des années 70 , on a maintenant affaire a un rock indé inventif , parfois proche des Talking Heads : les constantes et les obsessions crimsoniennes sont bien là mais traduit dans un langage plus urbain , moins grandiloquent , plus accessible , sans pour autant qu'il ait renoncé a defricher de nouveaux sons , structures , ambiances ... Des disques interressants donc , mais qui pourront ne pas plaire aux fans des années 70 , et à l'inverse , interresser des amateurs de pop rock originale d'habitude retif à Crimson ...

A noter que le premier de cette serie , "Discipline" , est de loin le meilleur et est de plus en plus salué par la critique comme un disque majeur des eighties.

La "fin" de l'histoire de Crimson sera un peu survolé dans cette article , car elle est difficile a resumer , le groupe se subdivisant en plusieurs sous groupes pour une multitude de projets parralléles.

L'equipe des années 80 revient en 94 avec "Vroom" , mini album annoncant le "Thrak" de 95 , un album puissant , riche , varié et relativement accessible, revenant assez nettement vers le style 70's de "Red" , et comprenant pas mal
d'hymnes typiquement Crimsonien comme "Dinosaur" et "Vroom".

Un disque solide , trés reussi , mais tout de méme un peu moins magique que ceux de jadis , je le recommande quand méme aux "debutants" ...

Aprés un disque d'improvisations live "Thrakattak" en 96, qui voit le groupe
revenir aux jams impressionistes et aventureuses (une reussite , mais trés
difficile d'accés contrairement à Thrak), Crimson se separe en multiples "modules" appellés les "Projekts" explorant chacun une facette de la musique du groupe.

Le "Grand Crimson" revient en 2000 avec le plutot bon "The Construction Of Light" , album assez métal , moins coherent que Thrak mais comprenant quelques morceaux de bravoures quasiment au niveau des plus grandes heures du passé , comme "Lark's tongue in Aspic Part Four : I Had A Dream",
une piece de 14 minutes assez foudroyante ...

Le dernier disque en date , "The power to believe" , en est un digne successeur,
plus subtile que le precedent , tout en etant egalement puissant.

Bref , les derniers albums sont plus que frequentables , mais ils ne sont pas aussi novateurs evidemment que l'etait "In the court..." en 1969. M'enfin on peut pas tout avoir lol

J'ai vu trois fois ce groupe en concert , a chaque fois c'etait des moments incroyables. J'ai méme eu la chance de voir Crimson reprendre le fameux "Heroes" de David Bowie ! (rappellons que c'est à Robert Fripp qu'on doit cette guitare oceanique sur ledit morceaux de Bowie à l'origine ...)

C'est un groupe qui fait vraiment partie de ma vie, meme si je l'ecoute un peu moins avec le temps ... je ne saurais trop le recommander au amateurs de bonne musique , mais attention , Crimson ne s'apprivoise pas comme ça , il faut du temps et rentrer "dans le trip" ... mais quand c'est fait , quel pied ! ;)

Si vous avez vu ce groupe en concert , ou que vous etes amateur , je lirais vos commentaires avec plaisir :)

En addition a cette article , voici quelques bons textes de KING CRIMSON



SEX SLEEP EAT DRINK DREAM (Thrak - 1995)


Sex sleep eat drink dream
primal tribal aplle egg vegetable eel
i have a new canoe but it does not have a wheel
private velvet animal oldsmobile mind
i'm sitting in the fireplace burning up my time
private velvet animal empty t.v.
they're fishing in the kitchen
but they haven't caught up to me
primal tribal chemical digital night
i've got to get dressed to go out of my mind
sex sleep eat drink dream


DINOSAUR (Thrak - 1995)


Long ago and far away in a different age
when i was a dumb young guy
fossilized photos of my life then
illustrate what an easy prey i must have been
standing in the sun, idiot savant
something like a monument
i'm a dinosaur, somebody is digging my bones
ignorance has alway been something i excel in
followed by naivete and pride
doesn't take a scientist to see how
any clever predator could have a piece of me
standing in the sun, idiot savant
something like a monument
i'm a dinosaur, somebody is digging my bones
when i look back on the past
it's a wonder i'm not yet extinct
all the mistakes and bad judgements i made
nearly pushed me to the brink
it doesn't pay to be too nice
it's the one thing i have learned
still, i made my fossil bed
now i toss and turn
i'm a dinosaur, somebody is digging my bones


ISLANDS (1971 - Islands)


Earth, stream and tree encircled by sea
Waves sweep the sand from my island.
My sunsets fade.
Field and glade wait only for rain
Grain after grain love erodes my
High weathered walls which fend off the tide
Cradle the wind
to my island.

Gaunt granite climbs where gulls wheel and glide
Mournfully glide o'er my island.
My dawn bride's veil, damp and pale,
Dissolves in the sun.
Love's web is spun - cats prowl, mice run
Wreathe snatch-hand briars where owls know my eyes
Violet skies
Touch my island,
Touch me.

Beneath the wind turned wave
Infinite peace
Islands join hands
'Neathe heaven's sea.

Dark harbour quays like fingers of stone
Hungrily reach from my island.
Clutch sailor's words - pearls and gourds
Are strewn on my shore.
Equal in love, bound in circles.
Earth, stream and tree return to the sea
Waves sweep sand from my island,
from me



LAMENT (Starless and bible black 1974)


I guess I tried to show you how
I'd take the crowd with my guitar
And business men would clap their hands
And clip another fat cigar
And publishers would spread the news
And print my music far and wide
And all the kids who played the blues
Would learn my licks with a bottle neck slide

But now it seems the bubble's burst
Although you know there was a time
When love songs gathered in my head
With poetry in every line
And strong men strove to hold the doors
While with my friends I passed the age
When people stomped on dirty floors
Before I trod the rock'n'roll stage

I'll thank the man who's on the 'phone
And if he has the time to spend
The problem I'll explain once more
And indicate a sum to lend
That ten percent is now a joke
Maybe thirty, even thirty-five
I'll say my daddy's had a stroke
He'd have one now, if he only was alive

I like the way you look at me
You're laughing too down there inside
I took my chance and you took yours
You crewed my ship, we missed the tide
I like the way the music goes
There's a few good guys who can play it right
I like the way it moves my toes
Just say when you want to go and dance all night...


THE NIGHT WATCH (1974 - Starless and bible black)


Shine, shine, the light of good works shine
The watch before the city gates depicted in their prime
That golden light all grimy now
Three hundred years have passed
The worthy Captain and his squad of troopers standing fast

The artist knew their faces well
The husbands of his lady friends
His creditors and councillors
In armour bright, the merchant men

Official moments of the guild
In poses keen from bygone days
The city fathers frozen there
Upon the canvas dark with age

The smell of paint, a flask of wine
And turn those faces all to me
The blunderbuss and halberd-shaft
And Dutch respectability

They make their entrance one by one
Defenders of that way of life
The redbrick home, the bourgeoisie
Guitar lessons for the wife

So many years we suffered here
Our country racked with Spanish wars
Now comes a chance to find ourselves
And quiet reigns behind our doors
We think about posterity again

And so the pride of little men
The burghers good and true
Still living through the painter's hand
Request you all to understand


21 first Century Schizoid Man (1969)


Cat's foot iron claw
Neuro-surgeons scream for more
At paranoia's poison door
Twenty first century schizoid man.

Blood rack barbed wire
Politicians' funeral pyre
Innocents raped with napalm fire
Twenty first century schizoid man.

Death seed blind man's greed
Poets' starving children bleed
Nothing he's got he really needs
Twenty first century schizoid man.


EPITAPH (1969)


The wall on which the prophets wrote
Is cracking at the seams.
Upon the instruments of death
The sunlight brightly gleams.
When every man is torn apart
With nightmares and with dreams,
Will no one lay the laurel wreath
As silence drowns the screams.

Between the iron gates of fate,
The seeds of time were sown,
And watered by the deeds of those
Who know and who are known;
Knowledge is a deadly friend
When no one sets the rules.
The fate of all mankind I see
Is in the hands of fools.

Confusion will be my epitaph.
As I crawl a cracked and broken path
If we make it we can all sit back
and laugh.
But I fear tomorrow I'll be crying,
Yes I fear tomorrow I'll be crying



MOONCHILD (1969)


Call her moonchild
Dancing in the shallows of a river
Lonely moonchild
Dreaming in the shadow
of the willow.

Talking to the trees of the
cobweb strange
Sleeping on the steps of a fountain
Waving silver wands to the
night-birds song
Waiting for the sun on the mountain.

She's a moonchild
Gathering the flowers in a garden.
Lovely moonchild
Drifting on the echoes of the hours.

Sailling on the wind
in a milk white gown
Dropping circle stones on a sun dial
Playing hide and seek
with the ghosts of dawn
Waiting for a smile from a sun child.


IN THE COURT OF THE CRIMSON KING (1969)


The rusted chains of prison moons
Are shattered by the sun.
I walk a road, horizons change
The tournament's begun.
The purple piper plays his tune,
The choir softly sing;
Three lullabies in an ancient tongue,
For the court of the crimson king.

The keeper of the city keys
Put shutters on the dreams.
I wait outside the pilgrim's door
With insufficient schemes.
The black queen chants
the funeral march,
The cracked brass bells will ring;
To summon back the fire witch
To the court of the crimson king.

The gardener plants an evergreen
Whilst trampling on a flower.
I chase the wind of a prism ship
To taste the sweet and sour.
The pattern juggler lifts his hand;
The orchestra begin.
As slowly turns the grinding wheel
In the court of the crimson king.

On soft grey mornings widows cry,
The wise men share a joke;
I run to grasp divining signs
To satisfy the hoax.
The yellow jester does not play
But gently pulls the strings
And smiles as the puppets dance
In the court of the crimson king



CIRKUS (1970 - Lizard)


Night: her sable dome scattered with diamonds,
Fused my dust from a light year,
Squeezed me to her breast, sowed me with carbon,
Strung my warp across time.
Gave me each horse, sunrise and graveyard,
Told me only I was her;
Bid ne face the east closed me in questions
Built the sky for my dawn ...

Cleaned my feet of mud, followed the empty
Zebra ride to the Cirkus,
Past a painted cage, spoke to the paybox
Glove which wrote on my tonque -
Pushed me down a slide to the arena,
Megaphonium fanfare
In his cloak of words strode the ringmaster
Bid me join the parade ...

"Worship!" - cried the clown. "I'm a T.V.
Making bandsmen go clockwork,
See the slinky seal Cirkus policeman,
Bareback ladies have fish."
Strongmen by his feet, plate-spinning statesman,
Accrobatically juggling -
Bids his tamers go quiet the tumblers
Lest the mirror stop turning ...

Elephants forgot, force-fed on stale chalk,
Ate the floors of their cages.
Strongmen lost their hair, paybox collapsed and
Lions sharpened their teeth.
Gloves raced round the ring, stallions stampeded
Pandemonium seesaw ...
I ran for the door, ringmaster shouted,
"All the fun of the Cirkus!"


ELEPHANT TALK (Discipline - 1981)


Talk, it's only talk
Arguments, agreements, advice, answers,
Articulate announcements
It's only talk

Talk, it's only talk
Babble, burble, banter, bicker bicker bicker
Brouhaha, boulderdash, ballyhoo
It's only talk
Back talk

Talk talk talk, it's only talk
Comments, cliches, commentary, controversy
Chatter, chit-chat, chit-chat, chit-chat,
Conversation, contradiction, criticism
It's only talk
Cheap talk

Talk, talk, it's only talk
Debates, discussions
These are words with a D this time
Dialogue, dualogue, diatribe,
Dissention, declamation
Double talk, double talk

Talk, talk, it's all talk
Too much talk
Small talk
Talk that trash
Expressions, editorials, expugnations, exclamations, enfadulations
It's all talk
Elephant talk, elephant talk, elephant talk


INDISCIPLINE (1981 - Discipline)


I do remember one thing.
It took hours and hours but..
by the time I was done with it,
I was so involved, I didn't know what to think.
I carried it around with me for days and days..
playing little games
like not looking at it for a whole day
and then.. looking at it.
to see if I still liked it.
I did.

I repeat myself when under stress.
I repeat myself when under stress.
I repeat myself when under stress.
I repeat myself when under stress.
I repeat..
The more I look at it,
the more I like it.
I do think it's good.
The fact is..
no matter how closely I study it,
no matter how I take it apart,
no matter how I break it down,
It remains consistant.
I wish you were here to see it.

I like it.


NEUROTICA (1982 - Beat)


Good morning, it's 3am in this great roaring
city full of garbage eaters ravaging parking
spots beneath my plaza window I see cheetah in their
tight skins and tired heels all-night hippo in
the diner crossing the street swarthy heards of young
impala flambastic gibbon even a struggling monza
and over there that brilliant head ornament on that
Japanese macaque but look closely at the hammerhead hand
in hand with the mandrill, it's a sight you're
unlikely to see anywhere else on the planet...
.
the stench and noise, yes, yes, the howler's
resonating repertoire is not too bad when mixed with
the more musical twern of the tropical warbler but the
impatient taxi blare the squawking elderly ibis and
the glass-eye snapper hawking papers I can certainly
live without also be cautious of the poisonous
boomslang laughter social droppings of the fruit bat
and purple queen fish and who's that babbler conversing
with a magazine stand? evidently he's getting a good
reply...

arrive in neurotica
through neon heat disease
I swear at the swarming heards
I sweat the foul terrain
I rove the moving scenery
I have no fin
no wing no stinger
no claw no camouflage
I have no more to say...


DIG ME (1984 - Three of a perfect  pair)


Say...isn't that an elephant fish on the corner over
there look at that blush baby mud puppy noolbenger
rhinoderma marmoset spring peeper shingleback skink
siren skate starling sun-gazer spoonbill and suckers,
they seem to be everywhere, well it's a live revue
random animal parts now playing nightly right here in neurotica...
so long...


it's here I sit and rust amid this ruin and rancor like tire irons
toothy grills and car parts before me...the acid rain floods my
floorboard, burns my pores, and rots my upholstry.. once I was
worshipped, polished magnificently, now I lay in decay by the dirty
angry bay...

I'm ready to leave
I wanna get out of here
I'm ready to ride away
I don't want to die in here
I'm ready to ride

mmy skin is metallic now, no longer an elegant powder blue... my body
unhinged and sleeping in the jungle of motor block manifolds and metal
relics... what was deluxe becomes debris, I never questioned loyalty,
but this dead end demolishes the dream of an open highway...

dig me...but don't...bury me


EASY MONEY (1973 - Lark's tongue in Aspic)


Your admirers on the street
Gotta hoot and stamp their feet
In the heat from your physique
As you twinkle by in moccasin sneakers

And I thought my heart would break
When you doubled up at the stake
With your fingers all a-shake
You could never tell a winner from a snake
but you always make money

Easy money

With your figure and your face
Strutting out at every race
Throw a glass around the place
Show the colour of your crimson suspenders

We would take the money home
Sit around the family throne
My old dog could chew his bone
For two weeks we could appease the Almighty

Easy money

Got no truck with the la-di-da
Keep my bread in an old fruit jar
Drive you out in a motor-car
Getting fat on your lucky star just making

Easy money.


ONE MORE RED NIGHTMARE (1974 - Red)


Pan American nightmare
Ten thousand feet fun-fair
Convinved that I don't care
It's safe as houses I swear
I was just sitting musing
The virtues of cruising
When altitude dropping
My ears started popping
One more red nightmare

Sweat beginning to pour down
My neck as I turn round
I heard fortune shouting
Just get off of this outing
A farewell swan song
See you know how turbulence can be
The stewardess made me (*see note*)
One more red nightmare

Reality stirred me
My angel had heard me
The prayer had been answered
A reprieve has been granted
The dream was now broken
Thought rudely awoken
Really safe and sound
Asleep on the Greyhound
One more red nightmare


PEACE , AN END (1970 In the ake of poseidon)

Peace is a word
Of the sea and the wind.
Peace is a bird who sings
As you smile.
Peace is the love
Of a foe as a friend;
Peace is the love you bring
To a child

Searching for me
You look everywhere,
Except beside you.
Searching for you
You look everywhere,
But not inside you.

Peace is a stream
From the heart of a man;
Peace is a man, whose breadth
Is the dawn.
Peace is a dawn
On a day without end;
Peace is the end, like death
Of the war.


THREE OF A PERFECT PAIR (1984)


she is susceptible
he is impossible
they have their cross to share
three of a perfect pair...
he has his contradicting views
she has her cyclothymic moods
they make a study in despair
three of a perfect pair...
one, one too many
schizophrenic tendencies
keeps it complicated
keeps it agggravated
and full of this hopelessness
what a perfect mess...


PICTURES OF A CITY (1970 In The Wake Of Poseidon)


Concrete cold face cased in steel
Stark sharp glass-eyed crack and peel
Bright light scream beam brake and squeal
Red white green white neon wheel.
Dream flesh love chase perfumed skin
Greased hand teeth hide tinseled sin
Spice ice dance chance sickly grin
Pasteboard time slot sweat and spin.
Blind stick blind drunk cannot see
Mouth dry tongue tied cannot speak
Concrete dream flesh broken shell
Lost soul lost trace lost in hell.


STARLESS (1974 - Red)


Sundown dazzling day
Gold through my eyes
But my eyes turned within
Only see
Starless and bible black
Ice blue silver sky
Fades into grey
To a grey hope that oh years to be
Starless and bible black
Old friend charity
Cruel twisted smile
And the smile signals emptiness
For me
Starless and bible black





Dimanche 23 octobre 2005



















Samedi 22 octobre 2005






















 
 
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