Quelques textes de Gainsbourg que j'adore...
Faisant échos à mes d'etats d'ames passés , ou actuels ...
PAS LONG FEU
Cette fois je crois que nous sommes complètement ça y est
Mais c'est une question que c'est absolument ça ne faire rien
Parce que se ronger les sangs ça s'rait tout à fait y'a pas de quoi
Alors moi je sens que je f'rais
Pas long feu pas long feu pas long feu ici
Pas long feu
Pas long feu pas long feu dans cett' chienn' de vie
Pas long feu
Quand la vie semble inévitablement c'est foutu
On s'dit qu'il faudrait mieux être tout à fait c'est pas ça
Et malgré tout on reste totalement on fait comme on a dit
Mais moi j'f'rai
Pas long feu pas long feu pas long feu ici
Pas long feu
Pas long feu pas long feu dans cett' chienn' de vie
Pas long feu
Se flinguer y aurait plus question de r'mettez nous ça patron
Mais dans ma tête je suis véritablement j'en peux plus
Et j'me sens vaguement où va-t-on nous
Alors j' f'rais
Pas long feu pas long feu pas long feu ici
Pas long feu
Pas long feu pas long feu dans cett' chienn' de vie
Pas long feu
FUIR LE BONHEUR DE PEUR QU'IL NE SE SAUVE
Fuir le bonheur de peur qu'il ne se sauve
Que le ciel azuré ne vire au mauve
Penser ou passer à autre chose
Vaudrait mieux
Fuir le bonheur de peur qu'il ne se sauve
Se dire qu'il y a over the rainbow
Toujours plus haut le ciel above
Radieux croire aux cieux croire aux dieux
Même quand tout nous semble odieux
Que notre coeur est mis à sang et à feu
Fuir le bonheur de peur qu'il ne se sauve
Comme une petite souris dans un coin d'alcôve
Apercevoir le bout de sa queue rose
Ses yeux fiévreux
Fuir le bonheur de peur qu'il ne se sauve
Se dire qu'il y a over the rainbow
Toujours plus haut le soleil above
Radieux Croire aux cieux croire aux dieux
Même quand tout nous semble odieux
Que notre coeur est mis à sang et à feu
Fuir le bonheur de peur qu'il ne se sauve
Avoir parfois envie de crier sauve
Qui peut savoir jusqu'au fond des choses
Est malheureux
Fuir le bonheur de peur qu'il ne se sauve
Se dire qu'il y a over the rainbow
Toujours plus haut le ciel above
Radieux Croire aux cieux croire aux dieux
Même quand tout nous semble odieux
Que notre coeur est mis à sang et à feu
Fuir le bonheur de peur qu'il ne se sauve
Dis-moi que tu m'aimes encore si tu l'oses
J'aimerais que tu trouves autre chose
De mieux
Fuir le bonheur de peur qu'il ne se sauve
Se dire qu'il y a over the rainbow
Toujours plus haut le ciel above
Radieux
LA NOYEE
Tu t'en vas à la dérive
Sur la rivière du souvenir
Et moi, courant sur la rive,
Je te crie de revenir
Mais, lentement, tu t'éloignes
Et dans ma course éperdue,
Peu à peu, je te regagne
Un peu de terrain perdu.
De temps en temps, tu t'enfonces
Dans le liquide mouvant
Ou bien, frôlant quelques ronces,
Tu hésites et tu m'attends
En te cachant la figure
Dans ta robe retroussée,
De peur que ne te défigurent
Et la honte et les regrets.
Tu n'es plus qu'une pauvre épave,
Chienne crevée au fil de l'eau
Mais je reste ton esclave
Et plonge dans le ruisseau
Quand le souvenir s'arrête
Et l'océan de l'oubli,
Brisant nos cœurs et nos têtes,
A jamais, nous réunit.
DISPATCH BOX
Je prends mon baise-en-ville
J'me tire à Delta Ville
Avec mon
Dispatch box
J'ouvre l'attaché-case
Et j'oublierai tes treize
Ans dans mon
Dispatch box
Je prends mon baise-en-ville
Notre amour ne fut-il
Qu'une tringle futile
Dans le Bronx y a des box-
Ons de rêve j'y trouverai un peu d'ox-
Ygène
Je prends mon baise-en-ville
Je t'ai loupée poupée mais quoi qu'il
En soit j'entrouvre l'attaché-case
Je n'ai que l'avant-goût d'la glaise
Je prends mon baise-en-ville
Tout ça tourne au vinyle
Hélas tes nibars mon hot-dog
Et tes dragues et tes drogues
Ça suffit
Je prends mon baise-en-ville
J'y mets Chessman Karyll
Car il a sa place j'ouvre l'attaché-case
Moi des baises j'en ai Treize
A la douze
Je ferme mon baise-en-ville
Cà t'fait chier tu t'épiles
Les poils pubiques
Ras l'cul de toi
Cinq ans d'légion étrange
Serait-ce pire que toi
L'étrangère
J'ETAIS FAIT POUR LES SYMPATHIES
Ça y est.
Mal au coeur déjà. je suis foutu quoi, le coup de foudre peut être.
Ah ridicule ! Oh non j'avais pas besoin de ça !
Pourquoi moi ?
J'étais fait pour les sympathies
L'amour en bagnole, les mensonges teintés d'ennui,
les jeux de cartes biseautées, antipathie et sympathie.
J'étais fait pour ça.
J'étais fait pour les sympathies
À la rigueur des tas d'amis
J'étais fait pour ça
Non pas pour l'amour
J'étais fait pour les cinq à six
À la rigueur les cinq à sept
J'étais fait pour ça
Non pas pour toujours
Mais pourquoi faut-il être deux mon Dieu
À trois c'est déjà difficile
Si l'on pouvait se mettre à six ou sept
Tout serait alors si simple, tellement plus naturel
J'étais fait pour être à plusieurs
À la rigueur pour être seul
J'étais fait pour ça
Pas pour être à deux.
Maintenant c'est fini tout ça
Va falloir compter avec elle
Un jeu dangereux
Une autre paire de manches
Non je me connais je suis sûr que je suis pas adapté.
Je suis pas prêt à tous les extrêmes et ça risque de me mener vachement loin.
Capable de tout
De toutes les conneries
Et d'abord savoir qui elle est et pas trop réfléchir. C'est mauvais.
Allez on verra bien !
RONSARD
Tant qu't'auras ma belle de chouettes avantages
T'auras des amants t'auras du succès
T'auras des vacances sur les beaux rivages
Et des bikinis à tout faire craquer
T'auras des visions t'auras des bagnoles
Des types bien sapés te f'ront du baisemain
Tu f'ras des sourires tu joueras ton rôle
Mais tu n'seras jamais qu'une petite putain
Putain des trottoirs putain des palaces
Pour les mecs dans l'fond c'est le même tabac
On lui paye son prix on s'en débarrasse
Faut qu'elle fasse l'amour et pas d'embarras
D'ailleurs un beau jour ma bath petite môme
Faudra qu'tu t'décides à passer la main
Alors en chialant tu t'diras qu'ma pomme
Elle avait du bon en tant qu'écrivain
C'est tout ce que t'auras mes vers à gomme
Ma littérature dont tu t'es foutu
C'est tout ce que t'auras pour t'rappeler les hommes
Tes anciens mordus qui t'regarderont plus
C'est le seul miroir où tu n'seras pas moche
Il est garanti pour l'éternité
Le vieux père Ronsard n'était pas une cloche
Quand il disait ça à sa mijaurée
À sa mijaurée, à sa mijaurée
GLOOMY SUNDAY
Gloomy sunday
Sombre dimanche
Les bras tout chargés de fleurs
Je suis entré dans notre chambre
Le coeur las car je savais déjà
Que tu ne reviendrais pas
Et j'ai balancé des mots d'amour et de douleur
Je suis resté tout seul comme un con pauvre conne
Et j'ai pleuré tout bas
En écoutant gueuler la plainte des frimas
Gloomy sunday
Je crèverai un sunday où j'aurais trop souffert
Alors tu reviendras mais je serai parti
Des cierges brûleront comme un ardent espoir
Et pour toi sans effort, mes yeux seront ouverts
N'aie pas peur mon amour s'ils ne peuvent te voir
Ils te diront que je t'aimais plus que ma vie
Gloomy sunday
Alors tu reviendras mais je serai parti
Des cierges brûleront comme un ardent espoir
Et pour toi sans effort, mes yeux seront ouverts
N'aie pas peur mon amour s'ils ne peuvent te voir
Ils te diront que je t'aimais plus que ma vie
Gloomy sunday
(note: Gainsbourg a interpreter cette chanson magnifiquement mais elle est de Jean Marèze et François-Eugène Gonda. Musique: Seress Rezs - 1936 )
MICKEY MAOUSSE
J'ai un Mickey Maousse
Un gourdin dans sa housse
Et quand tu le secousses
Il mousse
J'ai un Mickey Maousse
Une espèce de pousse
De bambou dans sa brousse
Qui pousse
J'ai un Mickey Maousse
Un gourdin dans sa housse
Et quand tu le secousses
Il mousse
J'ai un Mickey Maousse
De quatre pieds six pouces
Qui fiche aux blondes aux rousses
La frousse
J'ai un Mickey Maousse
Un gourdin dans sa housse
Et quand tu le secousses
Il mousse
J'ai un Mickey Maousse
Une paire de pamplemousses
En avant toutes et tous
Je pousse
MY LADY HEROINE
Oh my Lady Héroïne
Oh ma beauté ma divine
Referme sur moi tes ailes
Mon bel ange ma toute belle
Oh my Lady Héroïne
Ma liaison clandestine
En douceur mon sucre candi
Emmène-moi au paradis
Oh my Lady Héroïne
Oh ma beauté ma divine
Toi mon amour platonique
Mon bébé ma fille unique
Oh my Lady Héroïne
Aussi pure que Justine
Tous les malheurs de ta vertu
Et tous ses bonheurs me tuent
Oh my Lady Héroïne
Dans ta beauté je devine
Quand ton regard me transperce
Tous les charmes de la Perse
Oh my Lady Héroïne
Mon opium ma cocaïne
Est-tu venue d'Extrême Orient
Ou bien d'un marché persan.
LA NUIT D'OCTOBRE
Honte à toi qui la première
M'a appris la trahison
Et d'horreur et de colère
M'a fait perdre la raison
Honte à toi femme à l'oeil sombre
Dont les funestes amours
Ont enseveli dans l'ombre
Mon printemps et mes beaux jours
C'est ta voix c'est ton sourire
C'est ton regard corrupteur
Qui m'ont appris à maudire
Jusqu'au semblant du bonheur
C'est ta jeunesse c'est tes charmes
Qui m'ont fait désespérer
Et si je doute des larmes
C'est que je t'ai vu pleurer
Honte à toi j'étais encore
Aussi simple qu'un enfant
Comme une fleur à l'aurore
Mon coeur s'ouvrait en t'aimant
Certes ce coeur sans défense
Pu sans peine être abusé
Mais lui laisser l'innocence
Était encore plus aisé
Honte à toi, qui fut la mer
De mes premières douleurs
Et tu fis de ma paupière
Jaillir la source des pleurs
Elle coule sois-en sûre
Et rien ne la tarira
Elle sort d'une blessure
Qui jamais ne guérira
Mais dans cette source amère
Du moins je me laverai
Et j'y laisserai j'espère
Ton souvenir abhorré
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